Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 19:15

Un nouveau projet, la base de ce blog, quelque part.

Le principe : une lettre = un mot = une petite histoire !

Le genre sera aléatoire, selon ce que le mot choisi m’inspirera, mais me connaissant, il y a des chances pour qu’on verse SF et fantastique. On écrit ce que l’on connaît, non ?

Bon, pour me lancer, j’ai choisi le mot (normal^^) A = Ange. Je ferais cette fiction d’ici une semaine, maxi.

Pour la suite, et bien je compte sur vous, lecteurs assidus ou ponctuels… (S’il vous plait, dites moi que vous lisez et que je n’écris pas dans le vide !^^). Suggérez moi le mot, éventuellement le genre, mais on va y aller doucement pour commencer et si je me sens à l’aise dans cet exercice, et bien on pourra augmenter la difficulté !

Let's go !

Par Gwenaëlle - Publié dans : Divers
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 18:59

Cette histoire se situe dans la continuité d'un forum de RPG, se jouant en 1979, lors de la guerre avec Voldemort. Petit cadeau pour une de mes partenaires de jeu préférée

 

Aussi simple et tellement compliqué. Au dessus de ses forces… Danaé regardait les minutes s’égrainer sur la pendule de l’entrée. Il se faisait tard, Liam ne tarderait plus beaucoup maintenant. Mélissa gazouilla et elle lui sourit. Tellement dur et pourtant si évident…

Elle avait prit sa décision, ou plutôt la décision s’était imposée à elle il y avait quelques jours. Perdue dans sa souffrance, anesthésiée par les douleurs qu’elle infligeait à son esprit, elle avait perdu le compte des semaines, s’égarant lentement dans les affres de la dépression. Ces morts, cette cruauté, et elle, tellement impuissante. Tout cela avait-il vraiment commencé lors de l’explosion de la rue de Traverse ? Non, il y avait peu de chance, c’était sans doute la goutte qui avait fait explosé le chaudron. Jusque là, elle avait gardé espoir, malgré tout, qu’un jour, la paix et la justice reviendraient. Mais après ce jour là, elle n’y croyait plus vraiment. Les gens étaient cruels, sans limite dans le projet de faire du mal aux autres, détruire autrui pour son profit personnel. Elle ne comprenait pas. Et maintenant, à chaque fois qu’elle fermait les yeux, elle voyait ces images, ces cadavres, les enfants, Sam, les blessés. Cela servait-il de combattre ? Elle avait, bien malgré elle, perdu la foi. Et une partie de sa santé mentale.

Plus envie de se lever, plus envie de rien. La plupart de ce qu’elle faisait, elle le faisait machinalement. Même quand elle avait finit par démissionner du Ministère, cela ne lui avait presque rien fait, comme si ce n’était pas réel, comme si cela ne la concernait pas. C’était pourtant toute sa vie. Avant.

Elle avait réalisé un matin, en croisant le regard de Liam, qu’elle avait touché le fond. Il s’était levé, comme chaque matin, se forçant à faire la conversation à une poupée molle. Il débordait d’énergie, il avait plein de projets et elle était fière de lui, même si elle était incapable de le lui dire. Il avait posé les yeux sur elle et pour une fois, elle avait levé les siens, une petite seconde avant que lui ne détourne son regard. Elle ne pensait pas qu’il avait vu ce mouvement, ses yeux à lui étaient dans le vague. Un peu comme les siens. Mais ce qui avait déchiré le peu de cœur qu’il restait vivant dans la poitrine de la jeune sorcière, avait été le masque de douleur qui avait transparu sur son visage. Elle ne se détruisait pas qu’elle-même, elle l’entraînait dans sa chute. Il avait marmonné un « bonne journée », et il était parti, sachant qu’elle ne répondait jamais et n’attendant plus de réponse.

Elle avait eu l’impression que l’étau qui l’enfermait petit à petit depuis des mois s’était refermé d’un seul coup. Elle faisait du mal à Liam, elle abîmait son amour, celui qu’elle chérissait, cachée dans sa prison de détresse. Non, elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas.

Allongée dans le lit, elle avait réfléchit à toute vitesse, retrouvant le plaisir de mettre les choses en place, de se donner des ordres, d’élaborer des idées complexes. Rester n'était pas une solution, trop de choses ici la tiraient vers le bas. Partir donc. Pourquoi sans lui ? Quand cela s’était il imposé ? Elle l’ignorait. Ce qu’elle savait, c’est qu’elle allait devoir se relever et le faire seule, sinon cela ne marcherait pas, ce serait quelque part toujours factice. Partir dans sa famille, en Grèce, était la meilleure solution. Le dépaysement, la distance lui interdisant de craquer et surtout la possibilité de se retrouver, de se reconstruire à zéro, avec au fond l’espoir de revenir un jour et de retrouver son amour.

Elle avait organisé le voyage, pour elle et Mélissa, très facilement en fin de compte, régler les affaires courantes, tout cela lui prit un temps fou, mais elle ne le vit pas passer, elle qui avait passé les derniers temps presque amorphe, cette activité frénétique avait quelque chose d’agréable et d’étrange à la fois. Il restait le départ. Là, son courage avait faiblit. Elle se savait incapable de l’affronter, de voir la douleur dans son regard, d’expliquer à haute voix pourquoi elle devait l’abandonner, lui briser le cœur. Comprendrait-il que si elle ne partait pas, elle allait tout détruire, leur amour, lui ? Qu’elle ne supportait pas de voir à nouveau ce regard triste, empli de déception dans ses yeux. C’était une grande partie pour lui qu’elle voulait guérir.

Elle avait donc décidé de lui écrire une lettre, lui expliquant les raisons de son départ et où elle comptait aller. Elle n’était pas non plus une voleuse, elle ne partirait pas dans son dos, en milieu de journée. Elle craignait juste de craquer. Alors elle s’était rappelée de cette potion, autrefois utilisée par les bourreaux. Elle avait pour action de rendre les visages impassibles, au pire agressifs. Elle servait à l’époque à protéger les bourreaux, pour quand leurs victimes (les accusés, pardon) essayaient de les prendre par les sentiments, se heurtent à des portes closes, même si le sorcier en face était en proie à des problèmes de conscience. La potion agissait deux heures. Ce serait amplement suffisant, pour que Liam rentre, qu’elle lui dise le minimum et qu’elle parte. Qu’elle ne puisse pas s’effondrer trop tôt également. Parce qu’elle savait qu’elle s’effondrait forcement.

La veille, elle avait décidé de lui dire au revoir à sa façon. Alors qu’il ne l’avait pas touché depuis des semaines… Non, alors qu’elle ne l’avait pas laissé la toucher depuis une éternité, quand ils s’étaient couchés, elle l’avait rejoint, franchissant l’abyme qui s’était creusé entre leurs deux parties du lit. Elle l’avait embrassé doucement, avait plongé son regard vert dans ses yeux surpris et avait recommencé, plus sauvagement. Ils avaient fait l’amour comme jamais, elle avait eut l’impression. Le désespoir, lié aux sentiments si forts qu’elle éprouvait pour lui. Une nuit magnifique, presque la plus belle de celles qu’elle avait partagé avec lui. Elle était endormie au petit matin dans ses bras, première nuit sans cauchemars depuis si longtemps. Il s’était levé un peu plus tard que prévu, n’ayant dormi que peu d’heures. Il l’avait embrassé sur la joue, délicatement et était parti. Elle avait ouvert les yeux, arrêtant de faire semblant de dormir et s’était interdit de pleurer.

Le reste de la journée avait duré une éternité, les derniers préparatifs avaient été rapides. Elle avait prit la photo de la fête foraine, la première photo d’eux deux, officielle. D’autres, montrant principalement Liam et Mélissa. Elle ignorait combien de temps elle serait loin, mais elle voulait que sa fille connaisse le visage de son père. Oui, il l’était à ses yeux, le père de sa fille.

Elle attendait dans la cuisine, prête à partir. Elle avait posé la lettre sur le buffet. Mille fois, elle l’avait recommencé afin de trouver les mots justes, de ne pas avoir la plume qui tremblait trop.

« Mon amour,

Je ne crois pas que ce que je puisse écrire là me fera pardonner à tes yeux. Je t’abandonne, je pars. Je suis mal depuis trop longtemps, je dépéris et t’entraîne avec moi. Cela, je ne peux le supporter. Alors je pars. Ne crois pas que je fuis, ce n’est vraiment pas ce que je fais, mais j’ai besoin de cette coupure pour me retrouver, pour reprendre pied.

Il m’est tellement difficile de m’arracher à toi, de te laisser seul, alors que je sais tellement ce que c’est de vivre cela. Chaque fibre de mon corps se révolte alors que j’écris ces mots, sachant que je vais te faire mal.

Je ne te demande pas de me pardonner, juste de comprendre mes raisons. Ce n’est pas que je ne t’aime plus, c’est que justement je t’aime trop pour te trahir. Je ne veux plus que tu aies pitié de moi quand tu me regardes, je veux être à nouveau la femme que tu as aimée. Plus son ombre.

Je vais en Grèce, chez mes parents dans un premier temps. Ne viens pas me retrouver là-bas, je t’en prie. Cette décision est tellement dure déjà.

Un jour, je reviendrais. Je ne te demande pas de m’attendre, qui serais-je pour exiger autant ? Mais juste, quand je reviendrais, ne me mets pas de suite à la porte de ta vie. Regarde moi et garde en souvenir la femme forte, pas la demi vivante qui a hanté la maison ces derniers temps. Celle qui aura su se relever.

Je t’aime Liam, tellement plus que ce que j’avais cru possible. Je m’était trompée, l’homme de ma vie, mon âme sœur, c’était toi. Et rien ne pourra me faire me pardonner de t’avoir déçu.

Danaé »

C’était confus, mais elle n’arrivait pas à mieux. Elle avait tripoté la lettre, l’avait posé, reprise, ne sachant si c’était une bonne idée ou pas. Elle avait pris la potion d’un trait, avait fait les cent pas, était revenue vers la lettre. Liam ne rentrait pas, il était en retard et l’attente rendait les choses tellement plus difficiles. Elle avait la lettre dans les mains quand elle entendit le cliquetis de la porte, elle la posa avec précipitation, espéra que la potion fonctionnait et prit Mélissa dans ses bras.

Liam lui souriait, elle se brisa à l’intérieur. Puis elle se lança dans un petit monologue, il avait la lettre de toute façon…

Liam, je suis désolée, je vais très mal. Trop mal. Je pars, avec Mélissa, je ne supporte plus ce que je suis devenue, je ne supporte plus ce que je te fais.

Elle parlais vite, d’une voix monocorde, espérant qu’il ne l’interromprait pas, mais il était tellement sous le choc qu’il ne pouvait pas.

Je t’aime, tellement, mais ce monde, cette souffrance, cette cruauté… Je ne peux plus. Ton amour m’a permis de tenir ces derniers temps, mais cela ne suffit pas. Je vais chez mes parents.

Elle déglutit, espérant vraiment que la potion fasse effet, sinon elle allait se mettre à pleurer.

Je pars avec Mélissa. Au revoir Liam…

Puis elle était passé à côté de lui, souhaitant quelque part qu’il l’arrête, qu’il l’enferme et l’empêche de partir. Elle lui avait lancé un regard suppliant, qui sous l’effet de la potion s’était transformé en regard froid, glacial.

Une fois dans la rue, le Magicobus était arrivé et elle s’était effondrée à l’intérieur, le souffle lui manquant. Elle ne s’accorda que quelques secondes de lamentation. Ce qu’elle faisait, elle le faisait, pour elle, pour eux. Elle serait forte, elle y arriverait. Et peut être, le jour où elle reviendrait, Liam lui pardonnerait. Et l’aimerait encore.

A ce moment, la jeune sorcière ignorait deux choses. La première était que la lettre, reposée à la hâte, avait glissée sous le buffet, suite au courant d’air causé par son départ et que Liam ne la trouverai pas ce soir là. La seconde, était qu’elle emportait une partie de Liam avec elle, fruit de leurs amours de la nuit précédente…

 

Gwenaëlle C., le 07/08/09

Par Gwenaëlle - Publié dans : Harry Potter et RPG
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 18:56

Mardi 24 octobre

 

Les nuits passent et me paraissent se ressembler, telles des gouttes d’eaux jumelles s’écrasant avec la même vigueur contre les carreaux de la fenêtre de ma chambre. Lestat est revenu, sans explication, comme à son habitude, comme si cela ne faisait pas plusieurs jours qu’il ne nous avait pas honoré de sa présence. Espère t-il que nous l’interrogions sur ses activités ? Ou peut être son ego démesuré attend que nous nous plaignons de son absence ? Cela ne me surprendrait guère.

Comme à chaque fois, depuis des mois il me semble, il nous est impossible d’échanger plus de quelques paroles sans devenir blessant, l’un envers l’autre. La raison cette fois-ci ? Un banal morceau de piano. Nous étions dans le salon à discuter avec Louis du jeune peintre que nous avions découvert il y a trois mois quand il est arrivé et s’est mit à jouer. Un requiem, sombre et lancinant. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui faire la remarque qu’un air enjoué serait plus approprié pour célébrer son retour, avec une ironie volontairement mal masquée dans ma voix. Notre échange s’est très rapidement envenimé, comme à chaque fois, j’ai senti cette bouffée de haine monter en moi et bouillir, sans ne jamais pouvoir exploser. Eternelle frustration aggravée par mon Louis. Une fois de plus, il a tenté de mettre un terme à la dispute, alors que Lestat venait de me faire une remarque sur mes attributs qui n’avaient rien de féminins. Louis, Louis, Louis… Mon terrible Louis, si pathétique dans ta façon désespérée de vouloir que nous cohabitions dans la paix. Comme si cela était possible. Louis, je déteste tellement ta faiblesse face à lui, ton regard presque suppliant, ton incapacité à t’opposer à lui, comme si tu craignais plus que tout de le froisser une fois de trop et qu’il nous quitte. Définitivement. Je te méprise à un point que tu n’imagines pas dans ces moments là, au point d’en oublier mon amour pour toi, mon amant ténébreux.

J’ai préféré sortir et mettre un terme à cette mascarade, j’ai entendu longtemps les rires de Lestat raisonner, mais je ne lui ai pas fait le plaisir de répliquer cette fois. Cette colère hurle en moi et je ne sais pas parfois si je serais capable de la contenir. Je les aime, je les hais. Si fort. J’ai envie de leur faire mal, de les briser, d’enfoncer ma main dans leurs poitrines et d’en retirer leurs cœurs et de les écraser entre mes doigts. Avons-nous seulement un cœur ? Je ressens les émotions, mais cela ne me fait humaine. Je vis mais ne suis pas vivante. Notre existence complète n’est que contradiction.

Je n’ai éprouvé aucun plaisir à chasser et même avoir supplicier un maquereau ne m’a pas divertie. Je m’ennuie, j’aimerai parfois que nous quittions la Nouvelle Orléans afin de voir le monde, mais Lestat refuserait et Louis ne serait pas capable de bouger le petit doigt sans son approbation.

Je ne leur ai pas reparlé depuis mon retour, je sens le soleil qui approche, mes sens vont prochainement s’engourdir et le sommeil me prendra, où que je sois. Je voulais me tenir éloignée de Louis, lui faire du mal en ne le rejoignant pas ce matin, mais il m’est impossible de lui tenir querelle longtemps. Je l’entends marcher et faire les cent pas dans la pièce à côté, sans oser franchir le pas de ma porte. Mon cœur se brise, mon âme ne peut résister à l’amour que je lui porte, bien malgré moi parfois. Il se torture tout seul, s’en voulant sans doute pour ne pas avoir prit ma défense. Comme si j’en avais vraiment besoin. Je ne suis plus une enfant, depuis des années, même si j’en ai l’air. Ils l’oublient trop souvent. Ils devront bien s’en rappeler une de ces nuits…

 

Gwenaëlle C., le 28/04/09

Par Gwenaëlle - Publié dans : FanFic
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 18:43

Tessa avançait au bord de la route, il fallait marcher, encore et encore et ne pas s’arrêter, sinon elle serait en retard. Elle passa l’entrée de la propriété des Smith, il faisait nuit et elle ne distinguait même pas les lumières en provenance de leur maison, sans doute étaient-ils de sortie. Elle connaissait la route par cœur, combien de fois l’avait-elle fait à pied avant qu’elle n'ai son permis ? Elle ou les autres d’ailleurs ! La propriété des Smith, puis plus loin l’entrée qui menait au parc naturel, encore plus loin le croisement avec la départemental 8, puis le virage de la charrue et enfin une grande ligne droit en descente qui déboucherait sur les premières lueurs du bourg. Moins de deux kilomètres en tout, elle y serait vite, surtout si elle pressait le pas.

C’était une nuit sombre, pas d’étoile et la lune était cachée apparemment par des nuages. En plus, malgré le fait qu’il soit si tôt, Tessa avait l’impression d’être entourée par une sorte de brouillard, qui rendait les choses indistinctes dès qu’elle s’en éloignait. Elle se pinça machinalement le bras, non, elle ne dormait pas ! Elle avait un peu froid et resserra les bras autour du blouson de Matt. Il lui avait prêté son blouson rouge et bleu, avec les initiales de leur école au dos. Elle le trouvait trop tape à l’œil, mais ce soir, il était parfait. Sa fine robe bleu était idéale pour le bal de promo, mais pas pour marcher au bord de la route au milieu de la nuit. Elle avait un peu mal au pied, ses talons la torturaient, elle aurait été pied nus qu’elle n’aurait pas mieux sentit les cailloux sur la route !

Elle n’avait pas peur, cette route elle la connaissait par cœur, mais parfois, appelez cela l’instinct ou un mauvais film d’horreur regardé dans la semaine précédente, elle ne se sentait pas à l’aise. Pourquoi n’avait elle pas attendu Matt à la maison ? Elle ne savait plus… Ils avaient rendez-vous au gymnase peut-être ? Oui, c’était sûrement ça. A moins qu’ils se soient disputés… Il faisait trop nuit pour n’être pas encore arrivé au bal… Alors elle y était allée et ? Si le bal était finit, pourquoi retournait-elle en direction de la ville et non pas dans l’autre sens, vers chez elle ? Elle l’ignorait, elle avait sans doute un peu bu car son cerveau marchait un peu au ralentit. Et puis maintenant, elle était plus prêt de la ville que de chez elle, là-bas, elle téléphonerait à son père pour qu’il vienne la chercher si Matt n’était pas là.

Un ronflement se fit entendre derrière elle, comme un bruit de moteur et elle tendit l’oreille, tout en continuant d’avancer, jamais elle ne se serait arrêtée de nuit devant l’entrée du parc naturel, cet endroit lui flanquait la chair de poule. C’était sombre et silencieux. Il fallait passer une dizaine de mètres puis les bois s’éclaircissaient et le parc commençait vraiment, avec sa forêt si accueillante. Mais cette entrée, avec cette sorte de porche naturel, brrr…

Elle continua alors que le bruit se faisait plus distinct, une voiture, cela ne faisait aucun doute. Peut-être était ce quelqu’un qu’elle connaissait et en ce cas, elle lui ferait signe pour qu’il s’arrête et l’emmène. Elle avait de plus en plus froid et le brouillard devenait vraiment lugubre. La voiture devait être encore loin, et dans le calme nocturne, le bruit du moteur résonnait, sans vraiment d’obstacle pour le briser. Elle voyait le croisement avec la départementale, il y avait une large portion en ligne droite et deux lampadaires qui indiquaient où tourner. Elle avait toujours trouvé cela étrange, ces deux lampadaires au milieu de nulle part. Apparemment il y avait eut un projet pour illuminer toute la route, mais cela était tombé à l’eau et seul ce croisement bénéficiait d’une lumière blafarde. Elle pressa le pas, elle serait plus à même de voir de qui il s’agissait si la voiture se trouvait sous la lumière quand elle la dépasserait et elle pourrait se cacher en un éclair dans l’ombre au besoin. Le bruit se fit plus intense et quand elle se retourna, elle distingua des phares ronds qui brillaient sur la route. Elle entra dans le halo de lumière, la voiture était à une dizaine de mètres d’elle, tant pis pour le fait de se cacher, elle n’allait pas se mettre à courir non plus, bonjour le ridicule ! Elle se retourna et leva la main devant ses yeux, les phares venaient de l’éblouir. Elle plissa les yeux pour voir si elle la reconnaissait et à ce moment là, la voiture fit une embardée, comme quand on roule tranquillement et qu’une bête traverse la route. C’est stupide, il y a plus de risque de se prendre un fossé que d’écraser un lapin, mais par réflexe, tout le monde le fait. Tessa se figea, soudain terrifiée, elle ne connaissait pas cette voiture et elle n’avait pas vu quoi que ce soit traverser la route. Peut-être que le conducteur était ivre, alors elle ne voulait pas monter avec. Elle ferma les yeux et la voiture freina, avant de continuer son chemin dans une brusque accélération.

Elle tourna la tête et regarda les feux arrière disparaître dans le brouillard. Elle s’aperçut qu’elle n’était plus dans le halo des lampadaires mais plus loin, elle avait marché plus vite qu’elle ne le pensait. Plus que 500 mètres et elle serait au virage de la charrue.

Mais elle avait peur maintenant, elle ne se sentait pas en sécurité et elle accéléra encore un peu courant presque. Le virage de la charrue était un virage presque en épingle, qui surplombait un large précipice. Encore que cela n’en n’était pas vraiment un, c’était boisé, mais il y avait tout de même une descente de presque 20 mètres, à pic. Peu de chance de survie, malgré les arbres pour les imprudents qui tiraient tout droit !

D’ailleurs, alors qu’elle s’approchait, elle constata que la barrière avait été une nouvelle fois remplacée, la dernière fois qu’elle était passée, elle était en bois et là il y avait un muret de pierre et d’énormes panneaux indiquant le virage. Etrange, cela avait du prendre quelques temps pour faire ce muret et elle n’avait pas le souvenir des travaux. Elle était à 10 mètres et distingua des bouquets de fleurs contre le muret et accrochés aux arbres les plus proches. Il y avait eut un nouvel accident, sans doute. Le brouillard s’était levé sans qu’elle ne s’en aperçoive et la nuit était claire désormais.

La curiosité la poussa à s’approcher de la gerbe adossée au muret, il y avait écrit au centre : « A Tessa et Matt ». Elle fronça des sourcils, c’était ridicule, cela ne pouvait être qu’une blague ! Et de très mauvais goût ! Elle regarda autour d’elle, persuadée de voir surgir d’un coup ses amis, hilares après leur bonne farce. Mais elle était seule. Elle s’intéressa donc au second bouquet et aux nombreux mots accrochés de-ci, delà. Cela la fit tressaillir : « A Tessa, ma meilleur amie, je ne t’oublierai pas, Beth », « Matt, rien ne sera plus jamais comme avant sans toi, nous avons gagné le championnat et nous te l’avons dédié », « Ma fille, tu me manque tellement, maman ». Tessa leva la main à la bouche, soudain terrifiée. Cela ne pouvait pas être vrai ! Cela devait être une coïncidence ou un mauvais rêve ! Voyons, le championnat se terminait dans 3 semaines ! Ce soir, c’était le bal de promo et elle devait y aller avec Matt ! Ils seraient sans doute couronnés roi et reine de la promo et dans vingt ans ils s’en rappelleraient encore !

Puis des flashs lui revinrent. Une salle bondée, des heures à rire et danser, l’impatience en attendant l’annonce, puis le couronnement… Le départ en voiture avant qu’elle ne s’aperçoive qu’elle avait oublié son sac. Matt qui lui donne son blouson et ils font demi tour pour aller le chercher. C’était impossible, c’était un cauchemar ! Elle baissa les yeux lentement sur ses mains, elle avait la nausée. Ce qu’elle vit fut pire, ses mains étaient recouvertes de sang, elles étaient pleines de coupures, des bris de verres incrustés dans sa peau. Elle écarta les bras et s’aperçu qu’elle était pied nus, le bas de sa robe taché de sang également. Elle écarquilla les yeux, suffoquant d’horreur et le souvenir de l’accident lui revint. Elle se rappelait la douleur, la peur, puis plus rien ! Elle était morte ? Mais, c’était impossible ! Elle était là ! Elle se mit à hurler mais aucun son ne sortit de sa gorge. Quelque chose la saisi au ventre et ce fut comme si on la tirait en arrière, vers un gouffre, vers le vide. Puis plus rien…

Tessa avançait au bord de la route, il fallait marcher, encore et encore et ne pas s’arrêter, sinon elle serait en retard. Elle passa l’entrée de la propriété des Smith, il faisait nuit et elle ne distinguait même pas les lumières en provenance de leur maison, sans doute étaient ils de sortie…

 

Gwenaëlle C., le 15/05/08

Par Gwenaëlle - Publié dans : FanFic
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 18:35


Et voila ! Un blog pour m’exprimer, pour écrire, pour m’épancher, pour vider ma tête des idées qui y fourmillent…

Un nouveau blog, qui sera tenu au moins aussi longtemps que l'ancien, même si le sujet est très différent ici...

Pourquoi ce blog ? Pour regrouper mes écrits, pour me donner ce petit coup de patte qui est parfois nécessaire alors qu'écrire me manque tellement !
Je ne peux pas promettre de la grande littérature, et peut être qu'en cours de route, le but et l'utilisation de ce blog évoluera... On verra bien, la vie n'est pas toujours prévisible !


A très vite et n'hésitez pas à me donner vos impressions !

 

Par Gwenaëlle - Publié dans : Divers
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